BURN-OUT Clé 5 : Ne pas accepter l’inacceptable

photo of man touching his head

Le syndrome d’épuisement professionnel, s’il peut avoir de multiples causes, n’a en réalité qu’une seule origine : un mauvais schéma de pensée.

En d’autres termes, les personnes les plus susceptibles de développer un burn out ont généralement pour point commun qu’elles partagent une certaine idée de la vie. Idée selon laquelle elles ne méritent leur existence que grâce à la reconnaissance et à l’approbation d’autrui.

En application de cette croyance, la femme ambitionne de devenir mère modèle, l’enfant réalise de brillantes études pour être à la hauteur des rêves de ses parents et le teletravailleur s’acharne pour démontrer à son patron qu’il n’est pas un fainéant.

Toutes ces situations ont un point commun : celui d’être causé par une profonde faille narcissique. Le manque de confiance en soi conduit à ce que l’on dépense toute son énergie sans compter, pourvue que dans le regard de l’autre, brille cette lueur de fierté.

Si seulement les choses pouvaient être aussi simple. Si seulement il suffisait de bien faire les choses pour rendre nos proches fiers de nous. Mais c’est sans compter sur un point hautement problématique : nos croyances sont rarement en adéquation avec les attentes d’autrui.

Premièrement, il se peut que nous surestimions les attentes d’autrui. Par exemple, je me dis que je rendrais fiers mes parents si je mène une carrière modèle. Mais peut être qu’eux n’ont pas cette attente vis à vis de moi. Peut-être être que ça n’a pas tant d’importance que ça à leurs yeux et que cela ne changera rien à l’amour qu’ils me porteront.

Deuxièmement, il se peut au contraire que l’on sous-estime les attentes d’autrui. Par exemple, je me dis que si je me donne à fond dans mon travail, mon manager sera satisfait et m’accordera facilement un congé quand j’en ferais la demande. Mais c’est sans compter sur le fait que le manager en question ne réfléchit qu’en termes de performance et à bien l’intention de me surcharger de travail, même pendant mes vacances.

Troisièmement, il existe des situations d’emprise psychologique. Bien qu’heureusement plus rares, elles ont des conséquences désastreuses sur la vie de la personne concernée. Dans ces situations, la faille narcissique ressentie par une personne l’amènera à se jeter dans les bras d’une personne se présentant comme son sauveur. En contrepartie d’être sauvée, la personne sous emprise devra accomplir des tâches toujours plus difficiles et lui rapportant toujours moins de récompenses.

Dans ces trois cas, la seule question est : à quel point est-on prêt à se sacrifier pour obtenir la reconnaissance d’autrui ?

Parce qu’en définitive, il suffit de se replacer au centre de ses priorités, et tout est fini. Oui absolument tout.

Il suffit d’accepter son imperfection et son manque de performance. Il suffit de se rendre compte que chacun a sa propre vie à mener avec ses propres objectifs. Il suffit d’admettre que les paroles et les actes d’une personne, aussi blessantes et stressantes puissent elles être n’ont de puissance qu’autant qu’on leur en donne.

Il suffit de dire non. C’est très difficile de dire non à quelqu’un que l’on aime ou que l’on respecte. Mais c’est tellement libérateur !

Dire non, c’est fixer une limite entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Dire non, c’est réapprendre à se respecter. Enfin, dire non c’est garantir que l’on dépense son énergie de la bonne façon.

Chers amis, cette série d’articles sur le burn-out est terminée. Je dirais en conclusion que nos croyances ont un pouvoir extrêmement puissant pour forger nos vies, pour le meilleur comme pour le pire. Je pense qu’il est fondamental de savoir remettre en question ses propres convictions. Parfois, on n’y arrive pas tout seul et il faut alors se tourner vers une aide extérieure.

Je vous laisse sur cette photo de ma rencontre avec un chevreuil cet après-midi. Je vous souhaite une très belle semaine ! Qu’elle soit pleine de remise en question !

Photo de Marie Micado – Reproduction interdite.

Bien à vous !

Marie

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