BURN-OUT Clé 3 : Rejeter le culte de la performance

woman in blue dress standing on green grass field

La performance, cette notion clé des sociétés occidentales depuis la Révolution industrielle. Il faut toujours chercher à faire mieux, toujours chercher à faire plus.

Sur le plan collectif, la performance se mesure de manière chiffrée grâce au taux de croissance.

La performance individuelle au cœur du burn-out

De manière individuelle, il ne faut jamais se contenter de ce que l’on est ou de ce que l’on a. Il faut mener une vie épanouie, culturellement, sportivement, socialement, professionnellement, personnellement satisfaisante. Il faut réussir sa carrière, éduquer ses enfants pour être des petits génies, faire des vacances exceptionnelles, être un sportif de haut niveau, s’occuper de ses anciens, savoir entretenir des conversations intéressantes avec ses amis.

Bref, il faut tenter d’impressionner tout le monde tout en tentant de rester modeste et d’ajouter à cela un brin de philosophie ou de développement spirituel.

Et de fait, l’on remarque que ceux qui sont le plus enclins à faire des burn out sont ceux qui sont obsédés à l’idée de cocher toutes les cases. Ceux qui se mettent une pression infinie pour ressembler à des être humains parfaits. Mais pour quelle raison ? Parce que le but de perfection est aussi idéaliste qu’inatteignable. Par ailleurs, le concept de perfection n’est pas un objectif clairement identifiable et dont le curseur à tendance à s’éloigner à mesure que l’on tente de s’en rapprocher.

Et pourquoi est ce que cela pose problème ? Parce que, sur ce chemin, le performeur a tendance à s’oublier. Notamment, les temps de repos sont de plus en plus rognés. Les préoccupations stressantes prennent peu à peu tout l’espace dans l’esprit du futur burnés. Pourquoi perdre son temps à dormir alors qu’il y a tant de choses à faire ici ou dans le monde ? Ne rien faire ? Comment est ce possible ?

Le repos, la clé de l’épanouissement

Or, le repos est justement la clé d’une vie épanouie. Il est indispensable de répondre à ce besoin fondamental de son corps. Mais comment se reposer ? Il est indispensable d’accorder des moment dans lesquels il ne se passe rien, ni dans le corps, ni dans l’esprit.

En somme, et contrairement à une idée bien ancrée, une vie épanouie est remplie de non événements. Une vie épanouie est une vie contre-productive ou contre performante. Une vie dans laquelle il ne se passe rien et où l’on ne se sacrifie pas pour satisfaire certaines idées ou certaines personnes. Une vie dans laquelle ce que l’on a et ce que l’on est sont les choses les plus précieuses que l’on doit préserver.

Se reposer, c’est prendre soin de son corps et de son esprit. C’est arrêter de l’encombrer en permanence avec des « il faut », « je dois » et des « et si ».

Le piège des activités de relaxation

Quand le constat a été établit que j’étais beaucoup trop stressée et que j’étais visiblement en train de faire un burn-out, chacun me conseilla de me lancer dans des activités relaxantes telles que le yoga ou la méditation. Ainsi, me disait-on, j’apprendrais à moins stresser.

Je vous le dit tout de suite, le yoga et la méditation ne sont pas des solutions miracles contre le burn-out et peuvent même jouer en faveur de celui-ci.

Le yoga, par exemple, fait partie des éléments en faveur d’une bonne hygiène de vie. Mais il peut aussi être envisagé dans un objectif de performance et ainsi devenir une pratique stressante au même titre qu’une activité professionnelle.

Ainsi, à partir du moment où je me dis, « il faut que je fasse du yoga » ou « il faut que je fasse de la méditation », alors j’intègre une logique de performance qui ne me permettra absolument pas de me détendre.

Pour se détendre, il faut réussir à s’ancrer dans le présent, ce que ces pratiques sont sensées nous aider à réaliser. Mais dès lors que l’une de ces activités se transforme en obligation et que l’on passe son temps à anticiper cette obligation ou à avoir des regrets de ne pas l’avoir fait, alors j’entre dans un cycle néfaste de stress.

En conclusion de cet article, je dirais que la clé du bonheur se situe certainement dans la contre-performance. Vous n’arriverez jamais à faire que votre mari/femme, vos parents, votre employeur, vos enfants, vos collègues, vos amis, soient tous fiers de vous.

Comble de la situation, tomber en burn out en partant en recherche de performance fera de vous une personne aigrie, en colère, jalouse, isolée, etc.

Peut être que vous n’êtes pas l’employé du mois, un conjoint exceptionnel, un ami formidable, un parent d’exception, le meilleur étudiant de la promotion ou que sais-je. Peut être que vous ne répondez pas aux critères de beauté d’Instagram, ni à ceux de votre appli fitness. Peut être que vous n’êtes pas connecté à la nature ni à votre enfant intérieur.

Mais tout ça, on s’en moque ! Parce qu’aucune de ces choses ne comptera le jour où vous ne pourrez plus vous levez de votre lit pour accomplir vos devoirs.

Souvenez vous en : Ce sont les vivants qui ont besoin de repos. Il n’y a aucun enjeux à la vie sinon la vie elle même.

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