Faut-il partir en quête d’équilibre ?

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Bonjour les amis !

Voilà, voilà.

Ce matin, alors que je faisais mes petits exercices de Yoga, je me demandais pourquoi je n’étais pas plus assidue à cette pratique qui pourtant me fait du bien. Il y a bien une époque ou je faisais au moins 40 minutes de yoga par jour et il faut le dire, mon corps souple et musclé me le rendait bien. Aujourd’hui, après un an de télétravail et la perte certaine d’un pourcentage de souplesse et de musculature, j’aurais bien besoin de m’y remettre. Mais voilà, je suis comme tout le monde, dès qu’il s’agit de prendre une résolution bénéfique à mon corps et à mon esprit, j’ai la flemme.

La carotte de l’équilibre ?

Pourtant, ce serait si simple de sortir mon tapis une fois par jour et d’enchaîner quelques postures destinées à soulager ma musculature qui n’a plus 20 ans. Ce ne serait pas si compliqué de créer une routine quotidienne qui permette à mon corps et à mon esprit de se sentir bien. Finalement, ce ne serrait pas si compliqué de trouver un équilibre dans ma petite existence.

Mais voilà, l’équilibre, je ne sais pas vous, mais moi, c’est comme le bonheur, ça fait des décennies que je cours après et que je n’ai jamais rien fait de mieux que de l’effleurer. Pourtant on peut pas dire que j’ai pas fait d’efforts : j’ai testé tous les trucs de développement personnel avec plus ou moins d’assiduité, j’ai voyager au bout du monde en quête de sens et de spiritualité, j’ai eu une vie culturelle et sociale bien remplies (avant, bien entendu), etc. Bref, j’ai eu l’impression de respecter le mode d’emploi à la lettre mais que le résultat obtenu ne correspond pas vraiment au résultat espéré.

Et pour tout vous dire, j’ai de plus en plus l’impression que l’équilibre et le bonheur, ce sont deux mots écrits sur des petits bouts de papiers et accrochés sur une carotte. Et que telles des bourriques destinées à faire tourner la meule, on est en train de se faire « carotter ». Alors attention, je ne verse pas dans la théorie du complot qui dirait que nous sommes tous des esclaves à la solde d’un système capitaliste destiné uniquement à enrichir les grands pontes de ce monde. Non, ce que je dis, c’est qu’après réflexion, courir après l’équilibre c’est comme courir après la carotte : plus tu cours, plus elle s’éloigne.

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Photo by Lukas on Pexels.com

L’équilibre : entre vie et mort.

Finalement, que recherche-t-on dans une vie équilibrée ? De l’harmonie ? De l’épanouissement personnel ? De la cohérence ? Peut-être qu’en recherchant une vie équilibrée, on recherche à vivre une vie qui ne corresponde vraiment, jusque dans chaque détail. Ce que l’on veut, c’est de ne plus tomber dans la déception, la perte, la colère, la tristesse et la peur. Ce que l’on veut, c’est d’être libéré des aléas qui nous causent souffrance et échec tout au long de notre existence. Ce que l’on veut, c’est vivre sans avoir sans cesse peur de tomber et ne plus avoir besoin de faire des efforts monumentaux pour se rattraper. Ce que l’on veut, enfin, c’est d’arrêter d’être une girouette qui doit sans cesse s’adapter à la direction du vent.

Sauf que tout cela, chers amis, tous ces détails qui nous emm***** au quotidien. Et bien, c’est cela, la définition de la vie. Parce que la notion de vie se résume à deux éléments : le CHANGEMENT et l’ADAPTATION. A contrario, tout ce qui reste figé est mort, ou en passe de l’être.

Être figé sur sa chaise et refuser à son corps le droit de bouger, c’est accélérer les maladies et la vieillesse.

Être figé dans « le monde d’avant », c’est refuser à son esprit le droit de vivre dans « le monde d’après ».

En somme, trouver l’équilibre et le conserver, c’est être mort.

Equilibre et déséquilibre

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Photo by Marcelo Moreira on Pexels.com

Imaginez-en vous en funambule, votre perche dans les mains. Tout ce qui risque de vous faire basculer dans le vide, c’est le monde : l’attraction terrestre, le vent, la répartition de votre corps au dessus de la corde, la souplesse de la corde, etc. Tout ce qui vous maintient sur cette corde, c’est votre oreille interne et la contraction complexe de vos muscles pour vous tirer dans le sens opposé de celui dans lequel vous devez chuter. Et que se passe-t-il quand vous parvenez à vous redresser ? Vous risquez également la chute, mais de l’autre côté cette fois.

Pourquoi ? Parce que le monde est en perpétuel mouvement et quoi que vous fassiez pour chercher l’équilibre, lui produira à chaque instant des sources de déséquilibre. Si vous ne réagissez pas, c’est la chute. Si vous réagissez de manière trop brutale, c’est la chute également. La seule réponse possible est celle qui vous soustrait exactement à l’attraction terrestre, celle qui contrebalance exactement la force du vent à cet instant précis. Mais le vent, sa force et sa direction peuvent changer d’un instant à l’autre. C’est à vous, d’actualiser en permanence votre réponse. Tout l’acte de vivre se situe dans le fait d’agir pour se soustraire à l’attraction terrestre et à contre-carrer la force de vent.

Une conclusion ?

Je pense que la meilleure réponse que l’on puisse apporter à la question initiale « Faut-il partir en quête d’équilibre ? » est : arrêtons dogmatisme et insérons plus de pragmatisme dans nos vies. De quoi avons-nous besoin à cet instant précis, et comment pouvons nous répondre pour le mieux à ce besoin ? Peut-être que demain nous aurons besoin d’une chose complètement différente, saurons-nous donner une réponse adaptée à ce nouveau besoin ?

Voilà, cet article est terminé. J’espère qu’il vous aura plus. N’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires. Prenez soin de vous.

Marie.

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